29.11.08

Parce qu'on tente de me faire redescendre sur Terre...

Mon Pan d'Or, je t'en supplie, j'en appelle à tes pensées. Ouvres l'une de tes boîtes pour moi, et sors en la première que tu verras. Écris-moi, mon Pan d'Or, ce que la boîte en dit, ce que la boîte me dit...

Milles lumières et milles mercis...

27.11.08

Une journée fantasmante...

J'étais bien aujourd'hui...

Mes plans ont changés de nombreuses fois, mais c'était toujours pour un bien.

*Soupir Rêveur*.

Il est tellement beau! Il est tellement doux! Tellement drôle! Une chance qu'il y a des anges comme ça sur Terre.

Avec ses petits flocons de neige qui lui remplissaient ses cheveux dehors. Ces mêmes flocons qui se posaient sur ses cils.

C'était drôle. C'était beau à voir : Il est toujours beau à voir.

Il lui arrive de me faire des compliments. J'aime ça, mais ça me rend mal-à-l'aise. Ça me rend mal-à-l'aise... Mais j'aime ça!

C'est que j'ai jamais le courage de lui renvoyer. De lui dire, à lui, toutes les quétaineries gratuites que je fais quand je parle de lui à mon p'tit monde.

Il faudrait que je lui dise, ou du moins qu'il l'apprenne, que je trouve qu'il sent bon...

Qu'avant, j'étais trop gêner pour le regarder dans les yeux parce que je trouvais ça tellement beau que j'avais peur de me perdre.

Je voudrais bien lui dire que je n'ai pas cesser de chialer à tout le monde que je m'ennuyais dans le voyage de retour en autobus vers l'école après la pièce qui s'est fait savoir, d'ailleurs, très intéressante.

Il faudrait que je lui dise que je suis bien dans ses calins, que sa main me réconforte et que sa voix m'envoûte.

Quelqu'un peut bien m'expliquer pourquoi j'aurais envie de l'avoir à mes côté drette làlà, drette now, pourquoi j'en suis malade et que j'en réssent encore tous les symptômes?

Laissez faire, je sais bien... Et je me plais à cette situation devant laquelle il aurait dû y avoir un "Il était une fois"...

-Moi-

(Et si je peux me le permettre...)

PS I love you . . .

24.11.08

La Grande Roue

"En Septembre 1960, je me retrouvai seule avec 6 enfants affamés et seulement 75 sous en poches. Les 5 garçons avaient entre 3 mois et 7ans; leur soeur avait 2 ans. Mon mari était parti. Chacun d'eux craignait sans cesse la présence de leur père.À chaque fois qu'ils entendaient le son des pneus de la voiture au contact du gravier de l'entrée, ils se précipitaient pour aller se cacher sous leurs lits.Il s'arrangeait pour laisser 15 $ par semaine pour l'épicerie il buvait le reste.

Après son départ, les enfants ne seraient plus battus mais il fallait trouver un moyen pour les nourrir et les vêtir. S'il y avait un système d'aide sociale en force dans le sud de l'Indiana à cette époque, je n'en savais absolument rien.

Un jour, j'enfilai la plus belle robe que j'avaismoi-même confectionnée, donnai un bain aux enfants et les montai à bord de la vieille Chevrolet 51 toute rouillée pour aller à la quête d'un emploi. Tous ensemble nous fîmes la tournée d'usines, magasins et restaurants de notre petite localité.Les enfants restèrent calmement dans la voiture pendant que j'essayais de convaincre un employeur que j'étais prête à apprendre et à faire n'importe quoi. Il me fallait un emploi à tout prix. Le dernier endroit que j'ai visité , à quelques milles hors de notre ville, était un arrêt de camionneur.

Il portait le nom de ' LA GRANDE ROUE.'Une vieille dame nommée Granny, propriétaire de la place, écoutait ma requête tout en jetant de temps en temps un coup d'oeil sur les enfants dans l'auto. Elle me répondit qu'elle avait besoin d'une personne pour le quart de nuit, de 11 heures à 7heures. À 65 sous de l'heure, je pouvais commencer le soir même.Je luidis de ne plus chercher.
Je retournai rapidement à la maison. J'appelai l'adolescente qui gardait les enfants des gens des environs. Je m'entendis avec elle pour qu'elle passe la nuit chez moi, qu'elle dorme sur le divan àraison d'un dollar par soir. Après une courte discussion, elle accepta. Elle pouvait arriver en pyjama puisque les enfants seraient déja au lit.


Ce soir-là moi et mes enfants remerciâmes Dieu de m'avoir aidée à trouver du travail. Après l'arrivée de la gardienne, je partis pour commencer à travailler à LA GRANDE ROUE. Le matin venu, je retournai à la maison, éveilla la gardienne pour qu'elle retourne chez elle avec un dollar puisé à même mes pourboires, soit la moitié de ce que je recevais chaque soir.

Après quelques semaines, les factures de chauffage diminuèrent mes faibles gages.Puis, les pneus usés de la vieille Chevrolet commencèrent à se dégonfler régulièrement.Je devais les souffler en allant au travail et en retournant à la maison.

Un matin d'automne, je fus surprise de trouver 4 pneus neuf sur la banquette arrière. Je me posai la question : Est-ce que des anges s'étaient installés en Indiana???

Sur ma route de retour je m'entendis avec le garagiste. En échange de l'installation des pneus, je m'engageai à f aire un bon ménage de son bureau. Notez que ça m'a pris beaucoup plus de temps à brosser son plancher que la période nécessaire pour la pose des pneus. Je travaillais maintenant 6 soirs mais c'était toujours insuffisant. Noël approchait et je savais qu'il n'y aura pas d'argent pour acheter des jouets aux enfants. Je trouvai un vieux gallon de peinture rouge et commençai à réparer et peindre de vieux jouets. Je les cachais au sous-sol afin que le Père Noël puisse livrer quelque chose le matin de Noël. Les vêtements étaient un autre problème. Je parvenais à faire de multiples réparations sur les pantalons des garçons mais fallait se rendre à l'évidence que l'on ne pouvait plus rien faire tellement ils étaient usés.

La veille de Noël, les clients réguliers, soit les camionneurs, LES FRANK, JIM et un patrouilleur du nom de JOE buvaient du café. Quelques musiciens, après un contrat à la Légion, jouaient à la machine à boule. JOE et les autres jasèrent jusqu'aux petites heures et partirent avant le lever du soleil.Lorsque vint le temps pour moi de partir, à 7 heures, le matin de Noël, je fus à nouveau surprise de voir la banquette arrière de ma vieille Chevrolet bourrée de boîtes de toutes les dimensions.

Je m'empressai d'ouvrir la portière du conducteur, je m'agenouillai sur le siège en faisant face au siège arrière. J'allongeai la main pour retirer le couvercle de la grosse boîte pour constater qu'elle était remplie de JEANS bleus de grandeur entre 2 et 10. Je pris la boîte tout près pour constater qu'elle était remplie de chemises qui accompagnaient les JEANS.Je jetai un coup d'oil à l'intérieur des autre boîtes pour constater qu'il y avait des bonbons, cacahouètes, bananes et des sacsd' épiceries.
Il y avait un énorme JAMBON avec des légumes et des patates en boîtes. Il y avait du pudding, du Jell-O, des biscuits, de la farine et des garnitures pour tartes. Il y avait un autre sac plein d'articles pour le LAVAGE et le nettoyage. Et finalement sur l'autre siège, 5 camions et une jolie poupée.

Après avoir repris mes esprits je m'empressai de me mettre en route vers la maison.
En sillonnant les rues désertes au lever du soleil du plus beau matin de Noël de ma vie, je ne pouvais m'empêcher de sangloter enremerciant DIEU. Je n'oublierai jamais la joie sur les visages de mes enfants ce matin-là.Oui, je suis certaine qu'il y avait des anges en Indiana ce décembre-là. Et ils fréquentaient LA GRANDE ROUE."


. .
J'ai enlevé la partie religieuse pour ne pas créer la discorde, cependant je perçois un message universel d'entraide et de charité, de reconnaissance et bonheur dans ce texte. C'est précisément la raison pour laquelle j'ai décidé de le diffuser sur mon blog. C'est une amie à moi, via une chaîne de lettre, qui me l'a envoyer en courriel... Il y en a des plus belles que d'autres, peu importe ce que vous direz...

Ma phrase du cours de demain...

"Je pensais souvent, avant, à quel point c'est difficile de se voir aller tellement tout passe vite, à comment j'étais quand j'étais enfant, tout innocent, mais maintenant je sais, après avoir pleuré certains coups et rie d'autres, que la vie est toujours plus belle devant, quand on sait s'y prendre avec espoir et intégrité, particulièrement lorsque nous recherchons à donner un sens à notre vie ou à la chérir et c'est précisément ce que je tente de faire à ce jour, enquêter sur mon essence, sur ce qui me fait vibrer, pour lier mes vieux souvenirs mouillés de nostalgie à mes rêves amoureux de demain et d'en faire une boucle dans le temps pour nouer, saisir et cerné le destin, mon destin, que je voudrais, finalement, ne jamais voir résolu."

22.11.08

Que fais-je?

Je suis épuisé, écoeuré, étourdis et pourtant, encore, je continue.
Je ne suis pas en mesure de poursuivre mon cours, mais je le fais quand même.

Je. Ne. Veux. Plus. Continuer. Mon. Cours. De. Moniteur.

Je vais sûrement trouver le courage et puiser la force nécessaire pour l'achever, mais vous êtes loin si vous croyez que je parviendrai à travailler comme moniteur de natation en revenant des vacances de noël. En effet, j'en ai discuté avec une sage et elle m'a fait comprendre que mes intérêts changent. Je la crois.
Elle a ajouté qu'elle ne comprenait pas comment les gens poursuivaient des projets qu'ils n'avaient plus envie de poursuivre. Suivre des cours pour avoir le mérite de l'avoir fait. Pour ma part, si je continue, c'est au moins parce que je veux mes cartes, parce qu'elles m'auront coûtés plusieurs centaines de dollars.
Ce n'est plus vraiment un dilemme dans la mesure où je suis déjà persuader que je ne me lancerai pas dans cette carrière à temps partielle pour les dix prochaines années. Je me trouverai un petit emplois coquet auprès d'un employeur sympathique qui aura le plus coquet à m'offrir.
Je ne compte pas abandonner la plage l'été par exemple! Ah! Ça non! Tout comme mon âme appartient encore à l'auditorium de la Baie-Saint-François, mon été appartient à la municipalité de Saint-Zotique. (J'exagère sans doute un peu, mais pour l'an prochain, du moins, ce sont mes intentions.)
Outre tout ça, je dois me trouver un emplois pour les vacances! J'ai bien envie de travaillé 25hrs par jour, 8 jours par semaine durant mon mois! J'aurais aimé énormément faire hôte dans un restaurant, mais les postes sont toujours bien comblés. J'irai tout de même livrer des curriculum vitaes, au cas où ils auraient besoin d'un ange sauveur comme moi!
Peu importe.
Je dois maintenant laisser l'ordinateur et mettre des efforts sur mes stages de demain. Je n'en ai pas envie. J'y arriverai peut-être même pas tellement j'ai la tête ailleurs, mais je compte faire mon possible.